PRESSE
Gramophone Volume 94, novembre 2016 - Gramophone Collector, Violin-And-Piano Recitals, p.52
En traduction...A venir prochainement...

Diapason n°650, octobre 2016 - Les Disques de A à Z, pp.122,123
Irène Duval
VIOLON
4 Diapasons "Poèmes". Pièces de Poulenc, Szymanowski, Chausson, Fauré, Ernst.
Pierre-Yves Hodique (piano).
Mirare. TT:1h14'

Les violonistes encore jeunes et déjà remarquables sont légion. Une technique à toute épreuve, saluée par de nombreuses distinctions, permet à Irène Duval(née en 1992) d'affronter sans faillir les pages de haute virtuosité d'Ernst ou de Szymanowski. Sa maîtrise du phrasé et de la dimension dramatique lui ouvre des portes d'univers aussi différents, malgré les apparences, que ceux de Poulenc, Chausson et Fauré. Il est inutile d'en dire davantage sur un talent aussi évident, car tout dépend désormais des tournants que prendront sa carrière et sa maturation artistique.
Son partenaire, Pierre-Yves Hodique, est de la même volée et susciterait les mêmes commentaires si l'essentiel n'était pas le programme que cet enregistrement nous offre de suivre. Le titre "Poèmes" n'est pas mal choisi dans la mesure où il invite à percevoir le "sous-texte" de ces œuvres: Garcia Lorca, Ovide, Tourgueniev, Goethe...
On attendrait la sonate de Debussy et c'est celle de Poulenc qu'ils prennent le risque de proposer en ouverture. A raison car, à cette enfilade d'épisodes décousus, ils donnent la force tonique des coqs-à-l'âne rebondissant par ricochets. Etonnant!
Après cela, La Fontaine d'Aréthusede Szymanowski coule de source et scintille merveilleusement.
Pierre-Yves Hodique a éprouvé le besoin de réaliser une transcription nouvelle du Poèmes de Chausson, un peu plus proche de la partition d'orchestre, du moins telle qu'elle est écrite, davantage que telle qu'elle sonne. Irène Duval ne craint pas d'user (voire, peut-être, d'abuser dans la longue mélopée a cappella) des portamentos au profit d'une expressivité intense et contenue, rehaussée par une riche palette de couleurs.
Plus abstraite, la Sonate n°1 de Fauré trouve ici une belle interprétation et, dissipant les ténébreux mystères du Poème de Chausson, permettent d'aborder à vif le Grans Caprice sur Le Roi des Aulnes, transcription vertigineuse, pour violon seul de la ballade de Schubert par Heinrich Wilhelm Ernst, le Paganini morave. La main gauche et l'archet voltigent avec une célérité et une précision ahurissante. On s'en voudrait de remarquer su'il devrait être possible de mieux rendre le poids des mots pour faire de ce Caprice une Romance sans paroles car, tel quel, c'est déjà époustouflant.

Gérard Condé

Vendredi 29 novembre 2013 - Culture, DNA - Le Sacre d'Irène Duval
"...une complice impressionnante de solidité et de confiance pour une musicienne de 21 ans. Et dès l'entame, dans cette oeuvre romantique de la maturité, l'archet "viril" d'Irène Duval trace un sillon net et profond. Et plus encore dans un presto dramatique où le crin colle littéralement aux cordes, modelant une matière compacte remplie d'électricité statique.L'interprétation du duo, loin de céder à la mélancolie brahmsienne, se soucie d'architecture et suit une ligne claire, dans un souffle unique.
La Partita écrite par Lutoslawski en 1984 donne au piano un rôle souvent métronomique derrière un violon quasi improvisateur: par son jeu "marcato".Duval saisit la partition à bras-le-corps et transcende la tension des passages à force de notes répétées, comme des séries de décharges.(...)
La démonstration de virtuosité de la violoniste normande prend des allures de show dans la Fantaisie sur Carmen de Sarasate,(...). Dans la peau d'un toréador à découvert, Irène Duval se rapproche du public et se débarasse de son pupitre: la maîtrise des arpèges fulgurante, des sauts improbables, des changements de modes de jeu - passages nombreux sur les harmoniques -, le tout joué avec une remarquable justesse, tient en haleine et déclenche les bravos."

Christian Wolff

03 Aout 2013 - Les Révélations classiques de l'ADAMI à Prades – Pépites d’avenir - Compte-rendu
« Née en 1992, Irène Duval a été formée par Agnes Kwasniewska, Suzanne Gessner puis Roland Daugareil, auprès duquel elle termine actuellement ses études au CNSMD de Paris. D'abord en duo avec la pianiste Sophie Teulon (merveilleuse complice de l'ensemble du concert), la violoniste livre un Clair de lune de Debussy délicat, onirique à souhait et d'une poésie toute verlainienne. En solo, elle s'attaque ensuite à la transcription du « Roi des Aulnes » par Heinrich Wilhelm Ernst et demeure attentive au chant en dépit des innombrables difficultés auxquelles cette pièce redoutable confronte l'exécutant. »

Alain Cochard Dans Concertclassic.com

PRADES 2013 : QUATUORS ET RÉVÉLATIONS
« […] la violoniste Irène Duval, dans le Roi des Aulnes de Schubert transcrit par Heinrich Wilhelm Ernst, impressionne la salle par sa virtuosité époustouflante »

Le 14 août 2013 par Victoria Okada Dans ResMusica.com

Dimanche 21 juillet 2013 - Le Populaire du Centre - 1001 notes
La Garde Républicaine sous les ordres de Beethoven.

"Dans les concerts classiques il n'est pas recommandé d'applaudir entre les mouvements. L'artiste profite de la pause pour se concentrer, respirer, appréhender les séquences qui vont suivre. A Solignac, la tentation était trop forte. A la fin du premier mouvement du concerto pour violon de Beethoven, servi par la jeune virtuose Irène Duval, le public a manifesté sa joie et son enthousiasme. Enlevée, mais aussi contemplative, la direction de Sébastien Billard, chef de l'orchestre de la Garde Républicaine, crée un climat confortable. Cette atmosphère favorise l'inévitable explosion des pulsions raffinées que la jeune violoniste expose avec un plaisir non dissimulé. Elle restitue à cet ouvrage sa vivacité rythmique et sa poésie. Toutes les notes sont soignées, déposées dans les tympans avec une infinie délicatesse."

Jean-François Julien

Freie Presse - Zwickau, 10.09.2011. Des Douzaines de Bravos pour la jeune violoniste
(Dans le Concerto de Sibélius)
"Des douzaines de Bravos résonnèrent pour Irène Duval, la jeune violoniste française. [...] Avec sa subtile vibrante et noble sonorité, sa manière audacieuse et pleine d'entrain de faire de la musique, et sa brillante technique, qui même dans les passages les plus rapides lui permettent de garder encore la transparence note après note, la soliste-née de 1992 était bien une expérience pour soi, elle incarnait cette classe que l'on espère retrouver en les prochains artistes invités."

Volker Müller

Markneukirchen Zeitung - Juli 2011 - Edition spéciale
Concert de Gala du 46ème Concours International Instrumental de Markneukirchen.
" Mais le point culminant de cette merveilleuse soirée fut alors l'entrée en scène attendue avec tant de suspense ( grâce au discours de Prof.Berger! ) de la jeune française Irène Duval, qui avec le concerto pour violon et orchestre en Ré majeur op 61 de Ludwig van Beethoven (1770-1827), a ensorcelé les auditeurs enthousiasmés de la cérémonie ! Son jeu en Finale du concours était déjà excellent, et pourtant ce soir-là elle a pu, libre de toute tension, s'abandonner à la musique : Le coeur s'ouvrait à l'autre et l'âme...- mais oui, voir Eichendorff !! Le 3ème mouvement n'était alors que pur joie, et après que le dernier son se fut évanoui, il n'y eut plus d'arrêt: standing ovations, cris de Bravos, et des applaudissements longs de plusieurs minutes faisaient aller et venir jusqu'au dernier moment la petite, modeste française et l'ont ému. Madame Prof.Barbara Sanderling, présidente du jury dans la catégorie contrebasse, s'exprimait après le concert également subjuguée; un moment pareil, elle ne l'avait encore vécu dans aucun concours !"

Freie Presse - Markneukirchen - Beethoven au Paradis - 16.05.2011
"Une artiste de grand talent a remporté le concours de Markneukirchen, consacré cette année au violon. La française de 18 ans, Irène Duval, avait déjà convaincu de son jeu exceptionnel le jury du 46ème Concours International dans la ville-musique de Vogtland. Puis, lors du concert de clôture, le dimanche soir, elle fit même se lever le public. Les ovations et bravos d'un public debout accueillirent sa version du seul et unique (unique également en son genre)concerto pour violon de Ludwig van Beethoven.

Cette jeune violoniste est douée au point de pouvoir prétendre à un grand avenir, en veillant à ce que son talent ne s'use pas. Elle joue avec beaucoup de légèreté - comme si ses doigts ne faisaient qu'effleurer les cordes. De son aisance technique, elle tire un son, quasi délicat, le larghetto du deuxième mouvement sonnait avec rondeur, tel un chant venu des anges - Beethoven au paradis. Ajoutons que Irène Duval avait la chance, en la personne de Jiri Malat à la direction de la philharmonie de Greiz-Reichenbach de Vogtland, d'avoir un partenaire s'adaptant, avec l'orchestre, au jeu extrêmement subtile de la soliste, lui offrant le tapis sonore adéquat. L'accroche au sein de chacun des mouvements, et entre eux, fut préservée, malgré cette légèreté en suspens - Dans le rondo final, Irène Duval pouvait même se permettre de fines et malicieuses couleurs, très charmantes, c'était tout simplement grandiose."

V.Müller